20 janvier 2009

En direct de Rue69- Gastronomie: vous reprendrez bien un peu de sperme?

Mon article sur Rue69 (je me suis beaucoup amusée à le faire):

Vous voulez ma recette du smoothie ? Prenez un kiwi, une banane, du lait de soja, de la glace, mixez le tout. Ajouter-y 3 cuillères de sperme bien frais et dégustez. Ne prenez pas cet air dégoûté : le sperme est un aliment tendance, qui surfe sur la vague actuelle de la cuisine locale, saine et naturelle. Directement du producteur à votre assiette !

C’est aussi un aliment qui va bien avec l’envie en ce moment de tester tous les œufs. En effet, après les œufs d’esturgeon (le caviar), d’autres œufs deviennent le fin du fin ou tout au moins d’après l’Express et France Info à la mode. Sur rue69, on va vous parler de pré-œufs, de cette semence que vous côtoyez régulièrement sans la connaitre. Donc…

Il y a deux ans un infirmier de San Francisco, Paul Photenhauer, a fait un pari avec des amis après une longue discussion sur le goût du sperme pour les femmes. Sa mission ? Trouver des recettes à base de semence masculine que tout le monde puisse manger. Il a regroupé quelques amis consentants pour une dégustation, et le fruit de son labeur est regroupé sous le titre de « Natural Harvest » (récolte naturelle), livre uniquement vendu sur Internet. En vérité, c’est le premier livre de cuisine basé sur le sperme.

« J’ai déjà vendu 800 exemplaires. Ce livre n’est pas une blague. Je reçois des emails de personnes ayant acheté le livre, elles adorent ! On m’envoie même de nouvelles recettes, et même les hommes se mettent à le cuisiner. »

Pour Paul, avant d’être un livre érotique, c’est avant tout un livre de cuisine. D’ailleurs, cette tendance semble attirer 3 genres de personnes: celles désirant essayer de nouvelles nourritures bio ; celles qui le prennent comme une vaste blague et achètent le livre pour l’offrir à un proche, et les personnes attirées par les jeux sexuels. « Invité_noby » témoigne sur un forum: « J'ai testé pas mal de trucs et je trouve que le sperme se marie mal avec le sucré froid car il est lui même chaud et d'un goût épicé. Dans les plats genre quiche, gratin ou pizza c'est un ingrédient qui passe assez inaperçu. Le mieux c'est le thé et les alcools où son goût relève la boisson. »

Si vous êtes novice dans l’art d’accommoder la semence de votre compagnon, Paul recommande d’essayer une omelette. Après tout, « le sperme se cuisine comme le blanc d’œuf. » Les desserts et les cocktails soulignent aussi bien le goût particulier du liquide. A noter qu’il est préférable de le consommer frais, ou au maximum 2 jours après sa production pour profiter de tous les apports nutritionnels. Vous pouvez aussi le garder dans le congélateur, mais sa consistance risque de se détériorer légèrement.

Toujours pas convaincu ? Pourtant le sperme est un aliment très nutritif et peu calorique : chaque éjaculation contient du fructose, des protéines, des minéraux (magnésium, phosphore, potassium) et des vitamines (B12, C), pour seulement 15 calories. En plus il rendrait heureux : selon une étude de la State University of New York, les femmes qui ont été en contact avec le sperme de leur partenaire sont plus heureuses que les autres. Alors pourquoi se priver ? Xenya99 est une inconditionnelle : « il y a belle lurette qu'on a remplacé le lait par le sperme, c'est plus écolo et moins cher. Tous les matins, monsieur remplit sa bouteille et je peux ainsi en jouir à mon gré en buvant mes cafés tout au long de la journée. L'orgasme est donc permanent pour lui comme pour moi. Elle est pas belle la vie ? »

Une telle pratique appelle bien sûr à quelques précautions. Comme par exemple de prévenir ses invités que le « Sex on the Beach » qu’ils s’apprêtent à siroter, porte décidément bien son nom... Car tout est une question d’honnêteté et de confiance. Pour Paul, « même s’il n’y a pas de danger, je ne mangerais pas le sperme d’une personne saine que je ne connais pas. »

Chez Sida Info Service, un médecin répond à mes questions. « Il n’y aucun risque de transmission du VIH car le virus meurt à l’air libre ». Les MST? Ce sont des microbes qui comme leur nom l’indique, se développent uniquement sur le sexe. Le sperme est stérile, mais il peut contenir tout de même quelques germes. » A ce problème, tout bon cuisinier a la réponse : cuisons-le !


Encadré :

Laura, riveraine, a testé la cuisine au sperme.

« J’ai réussi à récupérer deux échantillons de sperme de deux différents donneurs. Franchement j’ai éprouvé un peu de dégoût en ouvrant les flacons de liquide, d’autant plus que l’un avait une couleur blanche, l’autre jaunâtre. Mais après on se prend au jeu et c’est sympa à préparer. J’ai finalement fait le smoothie, et un dessert : la panna cotta (dessert crémeux italien). Il y a eu un petit peu d’appréhension avant de goûter : le goût serait-il fort ? En fait non. Pour les deux recettes testées, comme le sperme est mélangé à d’autres ingrédients il ne ressort pas trop. Il ajoute un petit je-ne-sais-quoi de salé, un goût chaud et épicé qui reste dans la bouche. Et en tout cas, qui ne laisse pas indifférent ! »


09 janvier 2009

"Global Post aims to resuscitate foreign correspondents online"

Le blog Mediashift, de Mark Glaser, parle de Global Post, le nouveau site internet dont le lancement est lundi, qui repose seulement sur le travail de ses correspondant à l'étranger, dont fait parti Seth Kugel (posté au Brésil, il tenait la rubrique New York pour la section Travel du NYT... oui, un job de rêve!). L'article ici. Sinon ci dessous.

Mr. Powers: How would you like to cover the biggest story in the world today?
Johnny Jones: Give me an expense account and I'll cover anything.

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There has always been a touch of glamour associated with foreign correspondents, able to live in far-away lands and report on wars and strife, as in the Alfred Hitchcock movie "Foreign Correspondent," quoted above. But today, Johnny Jones would likely be brought back from Europe in a round of cost-cutting at his newspaper, as foreign bureaus disappear at most American media outlets.

But Phil Balboni, the man who started the New England Cable NewsGlobalPost, due to launch next Monday. His ambitious goal is to make GlobalPost the nerve center for American foreign correspondents, just as Politico has thrived as an axis of political journalism. channel when no one thought 24-hour regional news TV would work, thinks he can bring new life to foreign correspondents with an online hub called

How can he succeed in a field where many major media are pulling back? Balboni told me his main advantage is not having legacy infrastructure.

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Philip Balboni

"The problem with most of these organizations is that the revenue base for their enterprise is eroding for a variety of reasons," he said. "They have expensive infrastructures that they are starting to eliminate. We don't have any legacy costs. We have the good fortune to be able to build this from the ground up, and we've built it in a lean and focused way. So the barrier to being successful and profitable is not high...We can do it on the web, where we can reach our audience very inexpensively and [we've developed] a business model that allows us to be profitable without having to jump over the moon."

That business model includes site sponsors, who pay for long-term association with the website, as well as syndication deals with newspapers and a $199-per-year premium offering called Passport with more inside information. Balboni has built a team of top-flight journalists, including former Boston Globe foreign bureau chief Charles Sennott and former advertising director for Boston Magazine James Bandera -- along with 65 foreign correspondents in 46 countries.

Learning to be Online Natives

While GlobalPost might have no legacy infrastructure, the leading lights of the site have more legacy media experience than online savvy. That could cause problems for a new media startup that will live its life online. Balboni brought in blog consultant John Wilpers to pick out 300-plus outside blogs from around the world to feature on the site. And Balboni defended his team's online experience, noting that the site's managing editor for the web, Barbara Martinez, came from Politico.

"In my previous venture, we launched NECN.com as the first all-video website in 1997, and [it remained] an all-video website for the last 11 years," Balboni said. "We were way ahead of our time, but it's still evolving. [At GlobalPost] we can provide a full suite of content -- well-told stories in text that are not too long, use of video. We want to do a lot of great photography and narrated slide shows. We will invite comments and interaction with our users."

Balboni told me his staff is looking at experimenting and thinking outside the box, but there's still an almost quaint dichotomy on the site between what is "journalism" and what is a "blog." For instance, the foreign correspondents will file regular 800-word objective reports each week intended to be free of bias, partisanship or opinion. They will also work on blog-like "Reporter's Notebooks" where they are again forbidden from showing subjectivity. But then there will be feeds from independent bloggers running on the site with big disclaimers that the material has not been edited.

Balboni said that all the content will be clearly delineated so readers won't get confused between the correspondents' reports and the outside blog feeds. He explained why his foreign correspondents are still necessary despite all the additional news sources online.

"It's what great reporting brings that no one else does," he said. "The trained eye. The ability to ask the right questions, and take that information and weave it into a great story. That's a skill that takes experience, training, and it is not what you find, for the most part, on a blog. Maybe to some it seems naive or old-fashioned but there are standards of journalism that some of us adhere to and some of us think they're important. And it's important for people reading too, so they know it's comprehensive and objective and not from a political point of view. Many of the non-journalist sources, like Global Voices and the blogs, come from a political perspective. We're not a left-leaning organization or a right-leaning organization, we are a journalism organization."

The Workload of the Nouveau Correspondent

To stay lean, GlobalPost is not giving correspondents the Johnny Jones expense account from days of yore. Instead, they pay them about $1,000 per month (according to a Forbes report) along with a stake in the GlobalPost startup. The correspondents are on long-term contracts, so they can depend on that monthly stipend for some of their income, but they are expected to file weekly 800-word text reports with photos or video reports and are encouraged to blog in their Reporter's Notebooks.

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Jason Overdorf

Jason Overdorf, a former editor at Dow Jones and currently a special correspondent for Newsweek, is now also a GlobalPost correspondent in India. He admitted that the days when foreign correspondents enjoyed lavish living were coming to an end.

"I want the five-bedroom apartment and houseful of servants, health insurance, 401(k) and a week in Bali every year," he told me via email. "But...the reality of being a foreign correspondent today is that you're no longer going to be able to live like an expat in a hardship posting -- or at least not very many people are. GlobalPost pays very little from the standard point of view I take as a freelancer -- either a word rate or a day rate...[But] I know I'm getting four stories a month -- which is a commitment that most 'strings' don't give you."

As for getting a stake in the company, Overdorf thinks it could pay off in the long run for him.

"I'm excited about the idea of getting a stake in the company, because I missed out on the fun of the whole dot-com startup boom and bust, but I'm not holding my breath until I get my big buyout from Microsoft or whatever," he said. "Those shares are like lottery tickets -- though the odds are a bit better, I hope -- but if things keep going the way they have been going, they might wind up being the only thing that prevents me from living on canned dog food when I'm too old to work."

Overdorf is a bit wary about working with video, a medium with which he has little experience. He told me that he respects the work done by professional photographers and videographers, and hopes that the GlobalPost editors will help "make the stuff that I manage to shoot look like cool guerrilla footage rather than somebody's home movies."

For correspondents in war zones like Iraq and Afghanistan, GlobalPost is relying on security costs being picked up by the correspondents' other gigs. Balboni told me GlobalPost wasn't aiming to report in war zones, but that if a correspondent wanted to cover a conflict in their country, the editors would first have to talk to them about the risks involved. Most foreign correspondents in war zones spend thousands of dollars on fixers and security to travel around dangerous areas.

So who would be attracted to the GlobalPost foreign correspondent job? Columbia University graduate journalism school student Nikolaj Gammeltoft told me he heard Balboni speak at his school, and thought GlobalPost jobs were more suited for "the young and hungry" because of the mid-line pay. But that didn't mean he wouldn't sign up. "Would I sign up if I lived for a couple of years in India doing freelance work?: Yes!" he said.

Foreign Correspondents vs. Local Journalists

I wondered why GlobalPost was so interested in having Americans report from other countries rather than using local correspondents, who might better know the terrain and would likely have a lower cost of living as well. Georgia Popplewell, managing director for Global Voices Online, an aggregator of blog content from around the world, had the same concern about GlobalPost.

"I still think that in the current climate a more sustainable model for an international news bureau would be one that cultivated local journalists," she said via email. "The main reason for the closure of foreign desks is financial -- yet a good portion of [GlobalPost's] budget is obviously going to be devoted toward paying the living expenses of their non-local correspondents...I'm not denying that knowledge and experience count for a great deal in journalism. I'm saying, rather, that there are often local journalists with knowledge and experience equivalent to or greater than that of the people GlobalPost is sending in."

In an email to me, Seth Kugel, a GlobalPost correspondent in Brazil, noted the advantages and disadvantages of being an outsider reporting there:

Huge advantage: an eye for what would be useful, unusual or interesting to an American audience. The best stories I've found so far in Brazil are ones local journalists would not even realize are stories...

Huge disadvantage: a lack of contacts, and the need to cover a very broad array of topics, whereas most local journalists, of course, have specific beats. Of course, in a way, the local Portuguese-language press, which in Brazil is very sophisticated, becomes a great source, even if 99% of what they publish is of little use to Americans. It's amazing how a throwaway line in an article in a paper like Folha de Sao Paulo or Correio Braziliense can spark an idea for a whole different story.

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Seth Kugel

Balboni told me that GlobalPost wasn't averse to using local journalists as correspondents, but that it wanted its correspondents to understand the American target audience better than foreigners could.

"We did not set up a filter that said no local journalists could work for us," Balboni said. "It turned out that most of the correspondents we hired are Americans. We want an American voice, we want our correspondents to write with an understanding of this country, its politics and culture, and know the interests of the American people. That's hard to do if you haven't lived here in some time."

Breaking the Mold

The big question for GlobalPost at launch is whether a group of largely traditional journalists can innovate online. Balboni is convinced that they will figure out how to connect with an audience online, and said that there are plans to include audience-submitted content in some way in the future. The premium Passport service will include a "certain amount of democracy about what stories we pursue," he said.

"Phil [Balboni] has a long record of pioneering ideas that other people in the business thought were crazy," said Steve Safran, a VP at Audience Research & Development who worked for Balboni at NECN. "He founded NECN when the idea of a 24-hour local cable news channel was unproven and even derided. He showed that he was willing to ride it out until it became a profitable venture...He is taking advantage of the new tools that are out there -- portable cameras, laptop editing, easy delivery of video -- to fill a gap in journalism...I look forward to seeing the kinds of stories GlobalPost chooses and whether the American audience embraces the concept."

GlobalPost Facts

> Headquartered in Boston
> $8.2 million in seed funding from 14 individual investors so far
> 65 correspondents in 46 countries
> Traffic goal: 600,000 unique visitors per month by the end of '09
> 350 target sponsors, with one unnamed advertiser signed up already
Source: GlobalPost CEO Philip Balboni

31 décembre 2008

En direct de Rue89: Amazon fête son meilleur Noël...comme tous les ans.

Amazon a certes vendu assez de livres de la saga "Twilight" de Stephenie Meyer, best seller du moment, pour atteindre "huit fois le sommet de l'Everest", mais le site de vente en ligne n'en révèle pas beaucoup plus sur ses ventes pendant les ventes de fin d'année. Une manière de cacher des chiffres décevants?

Dans un communiqué publié le 26 décembre, le géant du e-commerce déclare que Noël 2008 est "son meilleur Noël" depuis sa création, en 1995. Rien que le 15 décembre, 6,3 millions de produits ont été commandés, un record. Le même jour, 5,6 millions de colis étaient envoyés par l'ensemble des sites Amazon du monde entier.

Cette année, nous apprend aussi Amazon, les articles stars sont le téléviseur Samsung 12 pouces, l'iPod Touch 8 Giga ou le netbook Acer Aspire One. Sans oublier la Wii, qui remporte haut la main le trophée dans la catégorie "consoles et jeux vidéo".

Et alors? Alors, ce communiqué triomphal n'a pas eu l'effet médiatique escompté. En effet, si l'on enlève les petites comparaisons divertissantes, Amazon ne dit pas grand-chose sur ses résultats, et personne n'est tombé dans le panneau. Sur le site du New York Times, le journaliste Miguel Helft dénonce l'opération de communication :

"Les nombres ne nous révèlent pas vraiment si la saison a été bonne (ou mauvaise) pour Amazon. L'entreprise ne dit pas si les clients ont acheté plus, ou moins, de produits coûteux par rapport aux années précédentes (...). Amazon n'a pas révélé non plus ses recettes, ni même le volume total des produits qui ont été envoyés durant la période des fêtes."

Même analyse dans un reportage de CNBC, chaîne d'information économique américaine. Quelle est la valeur totale des biens achetés ce fameux 15 décembre, jour record? Leur prix moyen? Quel chiffre d'affaires, et surtout quel bénéfice Amazon a-t-il réalisé durant toute la période des fêtes? Silence.

Pourtant, d'une année sur l'autre, les résultats d'Amazon semblent bons, comme le note Techcrunch. Le 15 décembre, le nombre d'envois était en hausse de 44%: 5,6 millions de colis en un seul jour, contre 3,9 millions à la même date en 2007.

Et cette année, les conditions semblent réunies pour que les achats en ligne atteignent un record. De plus en plus de consommateurs préfèrent l'ordinateur à la voiture pour faire leurs courses de Noël, surtout si cela peut leur éviter de sortir affronter le froid. Et la baisse du pouvoir d'achat les forcent à repousser leurs achats et à chercher les bons plans... souvent sur Internet.

Reste que, selon Guy Adami, analyste financier pour CNBC, les chiffres du commerce promettent d'être très mauvais cette année. Même les ventes en ligne marqueront le pas, reculant de 2,3% par rapport à 2007, notamment pour les produits les plus coûteux.

D'ailleurs, depuis l'annonce de ses brillants résultats pour les fêtes de fin d'année, Amazon a vu son action perdre 8%.

En direct de Rue89: mort d'Yliès, fait divers isolé ou symptôme d'un hôpital malade?

Ilyes, 3 ans, hospitalisé pour une angine, est mort mercredi soir à l’hôpital parisien Saint-Vincent de Paul (XIVe), une infirmière lui ayant administré par erreur du chlorure de magnésium au lieu de vitamines.

Une information judiciaire pour "homicide involontaire" a été ouverte vendredi à l'encontre de cette femme de 35 ans, dont onze de pratique de son métier. Placée en garde à vue, elle a été relâchée sous contrôle judiciaire, avec interdiction provisoire d'exercer son métier. Fait divers regrettable mais isolé ou symptôme d'un hôpital malade? Le débat fait rage sur le web.

Interviewé par le Parisien vendredi, le père d'Ilyes, Ihmad, crie sa douleur et sa colère contre l'institution:

"J’ai vu qu’il était en train de mourir. [...] J’ai appelé au secours mais il n’y avait personne dans le couloir. Ma femme criait. [...] Les soignants m’ont dit qu’il n’avait rien.

"C’est moi qui ai entrepris de lui faire du bouche-à-bouche, puis des massages cardiaques. Quand j’ai prévenu l’infirmière, elle m’a dit sur un ton sec de la laisser travailler. [...] Quand ils ont compris que c’était grave, ça a été la panique. J’ai attendu un quart d’heure avant qu’ils ne reviennent le réanimer. [...] Et lorsque les médecins sont arrivés, ils m’ont dit de les laisser travailler.

"Dans un hôpital du tiers-monde, on l’aurait sauvé. Je veux juste la vérité pour que cela ne se reproduise plus jamais."

"La faute est, évidemment, collective"

Dans un commentaire sur le blog de l'avocat Maître Eolas, la pharmacienne blogueuse Lumière Noire apporte son soutien à la famille. Et n'hésite pas à lâcher cette petite phrase lourde de sous-entendus et extrêmement commentée depuis sur le web:

"C'est vrai quoi, qu'est-ce qu'il y connaissent à la mort ces immigrés (peut-être sans papiers et à la CMU de surcroît!)?"

Tout en rappelant qu’il existe sûrement des circonstances atténuantes (empressement, débordement, négligence), la pharmacienne met également en cause l’ensemble de l’équipe soignante, qui a mis du temps à secourir l’enfant:

"Manque d'éducation, d'instruction, de culture, de responsabilisation des personnels soignants: certains, livrés à eux-mêmes, fatigués, mal payés, démotivés, frustrés, deviennent de très vilaines personnes (...) Par contre, il est clair que cette infirmière n'aurait pas dû être la seule de l'hôpital à passer Noël au poste. La faute est, évidement, collective."

Sur son blog, l'Hérétique met également en cause l'ensemble du monde hospitalier:

"Ce n'est pas l'erreur médicale, qui aurait pu être corrigée, qui est cause du décès, mais deux autres facteurs: d'une part l'absence de moyens des hôpitaux, cela a souvent été dit, mais aussi la surdité ordinaire des professions médicales en règle générale, et cela aussi, il faut bien que cela soit dit un jour. Jamais à l'écoute des patients, toujours imbues de certitudes, détentrices de l'autorité médicale."

Samedi matin, dans les journaux, de nombreux éditorialistes dénonçaient également la seule sanction de l'infirmière. Ainsi, Matthieu Verrier dans "la Voix du Nord", s’interrogeait:

"La garde à vue, qui installe la personne dans une sensation puissante d'inconfort tant physique que moral, s'imposait-elle pour une infirmière pétrie d'un sentiment de culpabilité?"

D'un point de vue juridique, Gilles Devers, avocat au barreau de Lyon, regrette lui aussi cette garde à vue trop hâtive:

"Roseline Bachelot (qui avait qualifié la garde à vue de l’infirmière de 'normale', ndlr) a parlé trop vite."

Et d'estimer que, pour le moment, on ne peut pas condamner une infirmière au pénal pour une erreur:

"La responsabilité commence avec la faute, que le Code pénal retient à partir du seuil de l’imprudence, de la négligence ou de l’inattention. Ici, dire qu’il y a erreur, c’est un constat: un produit a été administré au lieu d’un autre. Ça n’apporte pas de lumière sur une éventuelle responsabilité. La véritable question est: cette erreur résulte-t-elle d’une faute de négligence ou d’inattention?"

Patrick Pelloux demande la démission de Bachelot

Sa conclusion: ne dramatisons pas l’affaire, comme le fait Patrick Pelloux (président du syndicat de médecins urgentistes, Amuf) qui a demandé dès jeudi sur France Info la démission de Roseline Bachelot.

Même critique de Patrick Pelloux chez Philippe (Sully) Robert:

"Le médecin urgentiste Pelloux, syndicaliste outrancier bien connu, ne manque donc aucune occasion de s'ériger en procureur, d'autant plus que Mme Bachelot souffre d'une tare rédhibitoire: elle exerce ses talents à droite."

Pierre Fréhel, du "Républicain Lorrain" finit de l’achever:

"Quand le docteur Patrick Pelloux, médecin urgentiste devenu célèbre grâce à un usage immodéré des médias, réclame la démission de la ministre de la Santé, il règle manifestement quelques comptes personnels avec un pouvoir dont il ne partage pas les vues."

"Demain, ce type d’affaire ira en grandissant"

Ce fait divers relance en tout cas le débat politique autour de l’hôpital public. Mireille Le Corre, secrétaire nationale du Parti socialiste chargée de la santé, a publié hier un communiqué sur son site, dénonçant la saturation des services au moment des fêtes de fin d’année:

"Par sa politique de restriction des moyens, le gouvernement prend le risque de mettre en péril l’hôpital public. Il est urgent que le gouvernement prenne la mesure de la situation de nos hôpitaux."

Le milieu infirmier réagit également: sur le blog fecalome.net, on dénonce le fait que "cette petite victime montre le naufrage de notre métier": manque d’effectif, obligation administrative grandissante, conditions de travail médiocre...

Autre témoignage, sur Rue89 cette fois, Marina, infirmière, confie ses doutes:

"Nous nous sentons tou(te)s concerné(e)s et sommes forcément remué(e)s. Chacun se projette, 'Et si c'était moi?' [...] Nous sommes conscient(e)s des risques liés à notre profession, de la portée de nos actes. [...] Il n'est donc pas permis de jouer aux funambules avec des équipes en sous-effectif, des horaires à rallonge qui favorisent la pression. Si les pouvoirs publics dorment sur leurs deux oreilles, la vie d'une famille est brisée, celle de l'infirmière incriminée l'est aussi."

En direct de Rue89: Crise, les collectivités font des voeux au rabais


Etant en stage actuellement à Rue89, j'en profite pour mettre mes articles sur mon blog. A près tout il n'y a pas de raison!

"Politiquement incorrects, les fastes des fêtes de fin d’année? Matignon l’a demandé aux ministères: il faut veiller, en ces temps de crise, à éviter toute dépense inutile, y compris pour ce qui touche à Noël et aux traditionnelles cérémonies de vœux du Nouvel an. Une consigne que se sont également appliquées la plupart des collectivités locales.


Au conseil général de Seine Saint Denis, la question n’a pas fait longtemps débat. La cérémonie des vœux, qui représente une dépense annuelle de 900 000 euros, a été purement et simplement supprimée.
Au menu de l’édition précédente: des décorations, un traiteur de luxe, petits fours et surtout 3000 invités venant des forces vives, élus et associations, qui déambulaient dans l’hôtel du département.
Selon l’entourage du Président du conseil, Claude Bartolone (PS), l’annulation de la cérémonie a des raisons symboliques et économiques: "Il était indécent de manger des petits fours et de boire du champagne vu le contexte actuel." Mais surtout, le 93 tient le triste record du département le plus endetté de France (800 millions d’euros), et 97% de ses emprunts sont des emprunts toxiques, provenant de montages financiers dangereux.
Ce genre de décisions est à la mode chez les élus: à Strasbourg (PS), à Marseille (UMP), dans les conseils généraux des Hautes-Alpes (UMP) ou de Charente-Maritime (UMP), on a aussi rogné de manière significative sur les dépenses.
Mieux vu encore, certains transforment ces soirées en œuvre sociale, comme à Montpellier. A la place de la cérémonie des vœux, la mairie invite toute la population à déguster vin et chocolat chauds. Double avantage: tout le monde peut participer et 50 000 euros sont économisés. Ils iront à des associations caritatives, et les voeux du Nouvel an seront envoyés par Internet.
Jean-Michel Pierre, directeur-adjoint du cabinet du maire Hélène Mandroux (PS), reconnaît que "la population et les corps constitués sont très attachés à ces cérémonies", mais estime qu’"il était mal venu de les célébrer cette année avec le même faste".

"Lutter contre la sinitrose

D’autres ont décidé de maintenir les cérémonies des voeux, bon gré mal gré. "Pour lutter contre la sinistrose", affirme Patrick Devedjian, à la tête du conseil général des Hauts-de-Seine (UMP), dans le Figaro du 23 décembre.
"C’est une tradition", affirme-t-on à son cabinet, qui refuse pourtant de révéler le budget total alloué aux soirées.
A Neuilly, les six cérémonies prévues chaque année pour les forces vives, enseignants ou gardiens d’immeuble, sont toutes maintenues. Mais les temps sont durs aussi dans cette banlieue chic de la capitale.
Cette année la mairie a donc courageusement renoncé à faire appel à un traiteur prestige, et le champagne sera remplacé par un vin blanc à 3,80 euros la bouteille. Pour Philippe Cuesta, adjoint au directeur de cabinet du maire UMP Jean-Christophe Fromentin:

"Nous voulons prendre en compte le contexte national. La politique de Jean-Christophe Fromentin a une dimension sociale importante, ne donnons pas ce sentiment de décalage avec la société."

Mais là encore, on ne communique pas de chiffres.

Le cas unique de Puteaux

Dans ce paysage de désolation festive, une ville brille toujours par le faste des évènements. A Puteaux (Hauts-de-Seine), ville de 42 000 habitants dirigée par Joëlle Ceccaldi-Raynaud (UMP), les décorations de Noël coûtent, cette année comme les précédentes, 1 million d’euros.
Sans compter les 900 000 euros pour l’animation Puteaux en neige, qui offre pendant deux semaines deux patinoires et quelques autres activités.
Les cérémonies pour les personnalités ont tout de même été annulées. Seule restera la soirée pour le personnel municipal: cette année, spectacle Buffalo Bill à Disney Village, pour un coût total de 84 000 euros.
La mairie veut tout de même faire preuve de bonne volonté: Puteaux en neige aurait dû coûter 1 million d’euros, mais cette année les petits Putéoliens ne glisseront pas sur de la neige importée des Alpes. Ils devront se contenter de neige artificielle.
Pour Christophe Grébert, conseiller municipal de Puteaux (Modem) et célèbre blogueur, "le maire réduit à la marge, une économie de 100 000 euros sur un million, ce n’est pas grand-chose. On est dans la gabegie".
Sans compter le Monopoly à l’effigie de Puteaux, lancé le 16 décembre. La mairie y a investi 83 300 euros, et y laissera des plumes puisqu’elle n’en offre à la vente que 2000 exemplaires à 32 euros pièce.

"Ce n'est pas facile de tout changer

Finalement, cette vague de restrictions n’est-elle pas l’occasion de se poser la question qui fâche: à quoi servent réellement ces cérémonies? De l’argent public dépensé à des fins électoralistes, diront les mauvaises langues.
A Montpellier, on défend la tradition: "Ce n’est pas facile de tout changer", confie Jean-Michel Pierre. Au conseil général de Seine Saint Denis, on privilégie l’approche pragmatique:

"Chaque euro dépensé doit être un euro utile aux habitants. De toutes façons, nos finances sont dans un très mauvais état."

Le revers de la médaille, c’est que toutes ces cérémonies annulées représentent autant d’argent non réinjecté dans l’économie française: les artisans concernés font la tête, ces
commandes pouvaient représenter jusqu’à 10% de leur chiffre d’affaire annuel."

La Charte '08

Le contexte par Pierre Haski, sur Rue89:

"Les dissidents tchèques avaient eu la Charte 77 avec Vaclav Havel; les Chinois ont lancé la Charte 08. Et, coïncidant avec le 60e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme, ce geste de défi au pouvoir communiste chinois a conduit ses auteurs en prison.

Parmi eux, Liu Xiaobo, 53 ans, l’un des intellectuels dissidents les plus en vue, déjà détenu pendant vingt mois pour son rôle dans le « Printemps de Pékin » en 1989, puis de nouveau emprisonné pendant trois ans pendant les années 90, été arrêté lundi à son domicile, qui a été fouillé de fond en comble par la police chinoise. Ses ordinateurs et téléphone portable ont été saisis. D’autres arrestations ou assignations à résidence ont été enregistrées dans plusieurs villes du pays à la veille de l’anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

L’arrestation de Liu Xiaobo et d’autres militants des droits de l’homme est intervenue au moment où les dissidents s’apprêtaient à rendre publique leur Charte 08, signée par 303 personnes, des intellectuels comme Liu Xiaobo, des avocats comme Mo Shaoping, des militants des droits de l’homme comme Ding Zilin, la « mère de Tiananmen », ou encore des universitaires ou des blogueurs, tous prêts à prendre le risque de l’emprisonnement ou de sérieux ennuis avec les autorités. Celles-ci, on le voit, ne sont pas prêtes à accepter l’expression publique organisée en faveur de la démocratisation de la Chine.

Comme la Charte 77 de Vaclav Havel

La Charte 08, délibérément calquée sur l’action des dissidents de l’ex-bloc soviétique dans les années 70, avec Vaclav Havel en Tchécoslovaquie, Andreï Sakharov en URSS, et quelques autres dans les autres « républiques populaires », comprend dix-huit propositions destinées à conduire la Chine vers la démocratie.

Parmi ces propositions, certaines sont de cruels rappels des impasses du régime, comme la demande de ratification du Pacte des Nations unies pour les droits civils et politiques, que la Chine a signé pour satisfaire les pays occidentaux, mais n’a jamais ratifié. Jacques Chirac avait coutume de citer la signature de ce Pacte comme l’un des succès de la diplomatie discrète en faveur des droits de l’homme: il oubliait de dire qu’il n’avait jamais été mis en œuvre…

D’autres propositions sont plus radicales dans le contexte chinois, comme la séparation des pouvoirs entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire, qui sont tous placés actuellement sous l’autorité du Parti communiste chinois. Cette idée avait été évoquée par les réformistes au sein même du Parti, mais écartée après la répression du Printemps de Pékin, en juin 1989.

Les signataires réclament également des élections libres avec pluralisme des partis politiques, idée encore impensable pour les actuels détenteurs du pouvoir, et qui a conduit en prison tous ceux qui l’ont réclamée avant les signataires de cette Charte.

Le climat politique a changé

Le fait que tant de personnes soient prêtes à prendre ce risque montre à quel point le climat politique a changé en Chine, et permet à ceux qui réclament de véritables réformes politiques de relever la tête. La circulation de l’information sur Internet, malgré la censure et les blocages, fait partie des facteurs qui ont modifié la donne politique.

Pour autant, le pouvoir est d’autant moins enclin à accepter l’émergence d’une dissidence organisée que le contexte économique et social est inquiétant: des milliers de fermetures d’usine, des protestations sociales en nombre accru, alors que la crise économique mondiale provoque un ralentissement très net de la croissance chinoise.

Les dirigeants chinois n’ont donc pas hésité à donner un coup d’arrêt d’entrée de jeu à ce mouvement, quitte à sérieusement entacher son image en embastillant des militants des droits de l’homme en plein anniversaire de la Déclaration des droits de l’homme, théoriquement « universelle »…"

Pour signer la Charte, c'est ici, sur le knol de Zola. Pourtant, elle ne fait pas l'unanimité chez les intellectuels chinois, car certains ont refusé de la signer. Ceux qui l'ont fait expliquent pourquoi et les risquent qu'ils encourent. Plus d'infos sur Global Voices Online: "China Charter 08, to be free and fearless".

07 décembre 2008

Mon article sur Rue89-- Etudiants le jour, squatteurs le soir: la galère ordinaire

Ils ont enlevé les tracts et les articles de journaux collés sur la vitrine sale de l’ancienne pharmacie, au rez-de-chaussée de l’immeuble qu’ils occupent. Tout a été nettoyé en une journée pour faire place à une exposition temporaire de peintures d’une voisine qui les soutient activement.

Au-delà du projet artistique, c’est aussi dans le but de faire connaître leur situation que Jean Marc, Adeline, Elise et les cinq autres squatteurs ont transformé, en face du Bon Marché, à Paris, l’ancienne officine inoccupée en petite galerie d’art.

Début mars, quelques étudiants repèrent cet immeuble inoccupé de 250 m2, rue de Sèvres, et s’y installent après s’être attelés aux travaux de rénovation. Plomberie, peinture, meubles et téléphone: tout était à refaire.

L’immeuble est vacant depuis dix ans; la pharmacie qui occupe le rez-de-chaussée depuis sept ans. La propriétaire, domiciliée en Belgique, refuse de vendre sans pour autant donner d’explication. A la mairie du VIe, l’affaire embarrasse depuis longtemps, car un immeuble vide, ce sont des logements en moins, surtout pour un arrondissement qui compte seulement 2% de logements sociaux.

La Ville a tenté de contacter la propriétaire, mais sans succès. Personne ne sait pourquoi elle laisse son immeuble inoccupé, ni pourquoi elle refuse obstinément de vendre ou d’accepter le loyer de 300 euros que chacun des huit squatteurs se propose de payer.

En juillet, elle assigne tout le monde en justice. Les jeunes sont condamnés à une procédure d’expulsion immédiate. Un deuxième procès les condamne à payer 150 000 euros de frais d’"immobilisation de biens" et 30 000 euros pour les "dégradations".

"Une mesure d’expulsion immédiate est assez rare, je me demande comment la propriétaire a pu obtenir une telle sentence", s’interroge Joël Retailleau, directeur adjoint du cabinet du Maire UMP, Jean-Pierre Lecoq. Leur avocate a fait appel de la mesure (audience le 10 décembre):

"C’est inadmissible qu’en France des étudiants sérieux, avec un travail à côté, mais ne venant pas de milieu aisé, en soient réduits à squatter."

En attendant, la vie s’organise. Entre les cours, les travaux et les procès, il ne reste pas beaucoup de temps libre aux squatteurs pour les recherches de logement. Sans revenu ni garant, leurs possibilités sont minces.

Et la situation risque d’empirer, puisque l’eau vient de leur être coupée. Ils ont quand même droit au "puits", sorte de robinet disgracieux qu’on leur a sorti de terre, sur le trottoir. Plusieurs fois par jour, ils se relaient et viennent remplir leurs bidons d’eau. "Le soir, on va souvent faire les poubelles dans le supermarché du coin", avoue non sans gêne Jean Marc, étudiant en journalisme à l’IPJ.

Avec la trêve hivernale, leur expulsion est repoussée au 15 mars. "Une véritable épée de Damoclès", déclare Elise, étudiante aux Beaux-Arts:

"Si l’on ne nous remet pas l’eau, ça risque de devenir difficile à vivre. Alors on a demandé aux voisins et au couvent à côté de nous aider."

Les habitants du quartier, pas mécontents que l’immeuble soit enfin occupé, soutiennent majoritairement leur cause. Mais rien ne peut se faire sans la propriétaire. Selon Joël Retailleau:

"Au départ, la Ville de Paris ne voulait pas racheter l’immeuble car les pièces sont trop petites pour faire du logement social. Mais vu la situation, si la propriétaire décide de vendre, la Ville préemptera vraisemblablement l’immeuble."

Les squatteurs ne s’avouent pas vaincus, mais dans leurs paroles transparaît une certaine lassitude:

"Le problème c’est la propriétaire. Nous passons notre temps à chercher un logement ailleurs. Notre but, c’est bien sûr de partir."


Voir article et vidéo sur Rue89 ici.

Articles parus sur le site de l'association Jeudi Noir ici.

Un reportage photo par Laurent Hazgui ici.

La rencontre de Sarkozy avec le Dalai Lama irrite les Chinois

Après l'annulation du sommet UE-Chine qui devait se tenir à Lyon le 28 Novembre, la Chine hausse le ton une nouvelle fois envers la France. Le motif: Nicolas Sarkozy a rencontré en Pologne, samedi 06 Décembre, le Dalai Lama.
L'agence officielle Xinhua ("Chine Nouvelle") s'est fait l'écho des réactions officielles:
Via Sina.com:
新华网北京12月7日电 中国外交部副部长何亚非7日晚奉命召见法国驻华大使苏和,就法国总统萨科齐日前在波兰会见达赖提出严正交涉。

  何亚非说,12月6日,萨科齐总统不顾中国人民的强烈反对和中方的一再严正交涉,执意以法国总统和欧盟轮值主席的双重身份会见达赖,粗暴干涉了 中国内政,严重损害了中方核心利益,严重伤害了中国人民的民族感情,破坏了中法和中欧关系政治基础,中国政府对此表示坚决反对和强烈抗议。

(...)

我们要求法方能以两国关系大局和两国人民利益为重,真正重视中方的严正立场和合理关切,充分认识到萨科齐总统会见达赖对双边关系以及中欧关系造成的损害,在涉藏问题上采取实际行动纠正错误。

Traduction (j'ai enlevé un ou deux passages inutiles):

Dépêche Xinhua du 07 Décembre:

Le vice-ministre chinois des Affaires Etrangères He Yafei a convoqué le 7 Décembre l'ambassadeur de France en Chine M. Hervé Ladsous (Suhe en chinois), à cause de la rencontre la veille entre Sarkozy et le Dalai Lama en Pologne. Pour He Yafei, Sarkozy n'a pas pris en considération la forte opposition du peuple chinois et cette rencontre est une interférence dans les affaires intérieures chinoises, qui va blesser le sentiment national des Chinois, et aura des conséquences négatives sérieuses sur les relations sino-françaises et sino-européennes. (...)

Nous exigeons, pour le bien des 2 pays et de leur peuple, que la partie française prenne en considération la position de la Chine et son inquiétude, et qu'elle adopte, dans le problème tibétain, une position raisonnable pour corriger son erreur.

Un sondage est réalisé à la fin de l'article: à la question posée "La rencontre de Sarkozy avec le Dalai Lama aura-t'-elle une influence sur votre opinion à l'égard de la France?", au moment où j'ai consulté les réponses, 95% ont répondu "oui", 3.8% ont répondu "non" et 1% ne savaient pas...

Je doute que les 95% des personnes ayant répondu par l'affirmative signifiaient que la rencontre entre Sarkozy et le Dalai Lama avaient amélioré leur image de la France...



30 novembre 2008

Après les 5 Fuwa, voici les nouvelles mascottes de la Chine...

11 novembre 2008

Lear Mandarin with "One Minute Mandarin"

http://coffeebreakspanish.typepad.com/oneminutelanguages/one_minute_mandarin/index.html



Un nouvel outil pour commencer à parler une langue: "One Minute Languages" publie des podcasts d'une minute avec une leçon différente pour apprendre les bases de langues aussi diverses que le chinois ou le polonais. Amusant!